Une Verrerie (page 1/2)

Le long d'une voie d'eau, comme la plupart des industries installées depuis longtemps sur un territoire, ne pouvant à l'époque compter sur les centaines de fourmies-poids lourd carburant au pétrole pour les approvisionner, s'étend une verrerie. On peine a imaginer qu'un si petit objet, si anodin, si banal, monopolise une machinerie et une technologie d'une telle ampleur.

Mais faire du verre ne s'improvise pas. Faire du verre est une industrie lourde, nécessitant de faire fondre un mélange principalement composé de silice (un sable très pur) dans un four à 1600°C. Le mélange une fois fondu est réparti dans différents canaux de distribution qui alimentent chacun une machine de production. Au bout de chaque canal se trouve le feeder : un appareil qui distribue à intervalle régulier une goutte de verre calibrée en poids et en taille. Après le feeder, souffleuse ou presse façonnent la goutte de verre en fusion à l'image de leur moule. Démoulés puis refroidis progressivement dans un tunnel de recuisson, les objets ainsi formés iront remplir la tâche pour laquelle ils ont tous été inventés : contenir un liquide ; avant qu'ils ne finissent en miettes, un jour ou l'autre.

Ici, nous ne verrons rien de tout cela. Tous les fours et toutes les machines ont été soigneusement démontés à la fermeture. Ne reste qu'un squelette de tuyaux d'alimentations et de charpentes métalliques. Si l'on ne découvrait pas, au détour d'un escalier, les restes du réfectoire, on en oublierait presque que des hommes évoluaient dans cet univers... [Photos prises en 2011]

 

Il neige...

 

 

 

Un squelette de four

 

Squelette de 3 feeders. Les machines se trouvaient au niveau des renfoncements visibles dans le sol

 

 

 

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