Usines Béghin (page 2/10) - La cartonnerie

Il y a des jours ou l'on se dit que l'on a bien fait d'aller à la boulangerie. Acheter du pain aura aussi permis de faire la rencontre d'anciens employés de la cartonnerie. Cette "usine dans l'usine" comme le dira l'un d'entre eux comptait encore 180 employés à sa fermeture. "Les plâtres des bureau avait été refait 6 mois avant, alors qu'ils savaient déjà que ça allait fermer". Les lois de la finance sont impénétrables...

"Je travaillais au service administratif. Je savais exactement les heures auxquelles la machine tournait. En passant dans la rue, devant l'usine, je me disais ''ah, là ils sont entrain de produire tel ou tel type''. J'étais contente de savoir que la machine tournait, mais en même temps, j'étais triste en pensant à tout ce carton qui allait polluer la planète".

Maintes fois modifiés, agrandis et restructurés ; les bâtiments de la cartonnerie semblent aujourd'hui agencés de façon totalement anarchique, avec de nombreuses passerelles et escaliers qui permettent de les relier rapidement. C'est un véritable labyrinthe qu'il faut apprendre a connaître pour être sur de n'oublier de visiter aucun endroit. Détail frappant : quasiment tous les bâtiments en hauteur possèdent un panneau indiquant la charge maximale supportée par le plancher. Et oui, le carton, comme le papier d'ailleurs, pèse lourd par rapport à son volume.

 

Le magasin à pâte. Les matières premières y étaient stockées avant d'être transportées vers les pulpeurs, une dizaine de mètres plus haut, par un pont roulant. Seuls les petits wagons pouvaient accéder à l'aire de déchargement (virage trop serré). Il y avait donc souvent transfert de la marchandise depuis les grands wagons SNCF sur des petits wagons pour livrer la cartonnerie.

 

 

 

 

 

La salle des pulpeurs. Chacun pouvait contenir 500kg de pâte chimique.

 

 

 

 

 

 

Quatre pulpeurs manquent à l'appel...

 

Sous les pulpeurs, les moteurs d'entraînement de la turbine

 

 

 

 

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